Description
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Rapamune n’a pas été suffisamment étudié chez les patients transplantés rénaux à haut risque immunologique, par conséquent son utilisation n’est pas recommandée dans ce groupe de patients (voir rubrique 5.1). Chez les patients transplantés rénaux ayant une reprise retardée de la fonction du greffon, le sirolimus peut retarder la reprise de la fonction rénale. Réactions d’hypersensibilité Des réactions d’hypersensibilité, incluant des réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, des angioedèmes, des dermatites exfoliatrices et des vascularites d’origine allergique ont été associées à l’administration de sirolimus (voir rubrique 4.8). Traitement concomitant Agents immunosuppresseurs (patients transplantés rénaux uniquement) Lors d’études cliniques, le sirolimus a été administré en association avec les produits suivants : tacrolimus, ciclosporine, azathioprine, mycophénolate mofétil, corticoïdes et anticorps cytotoxiques. L’association de sirolimus avec d’autres agents immunosuppresseurs n’a pas été étudiée de manière approfondie. La fonction rénale doit être surveillée pendant l’administration concomitante de Rapamune et de ciclosporine. Un ajustement du protocole immunosuppresseur doit être envisagé chez les patients présentant des concentrations élevées de créatinine sérique. Une précaution particulière doit être prise lors de la co-administration avec des produits connus pour leur effet délétère sur la fonction rénale. Par comparaison avec les patients témoins traités par ciclosporine et placebo ou azathioprine, les patients traités par ciclosporine et Rapamune pendant plus de 3 mois avaient des concentrations de créatinine sérique plus élevées et des taux calculés de filtration glomérulaire inférieurs. Les patients chez lesquels le traitement par ciclosporine a été éliminé avec succès avaient des concentrations de créatinine sérique plus faibles et des taux calculés de filtration glomérulaire plus élevés, ainsi qu’une incidence de cancer plus faible, par comparaison avec les patients restés sous ciclosporine. La co�administration prolongée de ciclosporine et de Rapamune comme traitement d’entretien ne peut être recommandée. Les données des études cliniques ont montré que l’utilisation de Rapamune, du mycophénolate mofétil et des corticoïdes, en association avec une induction par un anticorps du récepteur de l’IL-2 (IL2R Ab) n’est pas recommandée, dans le cadre de la greffe rénale de novo (voir rubrique 5.1). La surveillance périodique quantitative de la protéinurie est recommandée. Dans une étude évaluant le remplacement des inhibiteurs de la calcineurine par Rapamune dans le traitement d’entretien des patients transplantés rénaux, une augmentation de la protéinurie était généralement observée de 6 à 24 mois après le remplacement par Rapamune (voir rubrique 5.1). La survenue d’un premier épisode de syndrome néphrotique a également été rapportée chez 2 % des patients dans l’étude (voir rubrique 4.8). Sur la base des données d’une étude ouverte randomisée, le remplacement du tacrolimus (inhibiteur de la calcineurine) par Rapamune, dans le traitement d’entretien des patients transplantés rénaux, a été associé à un profil de sécurité défavorable sans bénéfice d’efficacité additionnelle et ne peut donc pas être recommandé (voir rubrique 5.1). L’utilisation concomitante de Rapamune avec un inhibiteur de la calcineurine peut augmenter le risque de survenue de syndrome hémolytique et urémique/purpura thrombotique thrombocytopénique/microangiopathie thrombotique (SHU/PTT/MAT) induit par les inhibiteurs de la calcineurine. Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase Dans les études cliniques, l’administration concomitante de Rapamune et d’inhibiteurs de l’HMG�CoA réductase et/ou de fibrates a été bien tolérée. Pendant le traitement par Rapamune avec ou sans ciclosporine, un suivi par une recherche d’une élévation du taux des lipides devra être effectué chez les patients, et les patients ayant reçu un inhibiteur de l’HMG-CoA réductase et/ou un fibrate, doivent être suivis quant à l’apparition possible d’une rhabdomyolyse et d’autres effets indésirables tels que décrits dans les Résumés des Caractéristiques du Produit respectifs de ces médicaments. Isoenzymes du cytochrome P450 et Glycoprotéine-P L’administration concomitante de sirolimus et d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine-P (P-gp), pompe d’efflux de plusieurs médicaments(tels que le kétoconazole, le voriconazole, l’itraconazole, la télithromycine ou la clarithromycine) peut augmenter les concentrations sanguines de sirolimus et n’est pas recommandée. L’administration concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la P-gp (tels que la rifampicine, la rifabutine) n’est pas recommandée. Si l’administration concomitante d’inducteurs ou d’inhibiteurs du CYP3A4 et/ou de la P-gp ne peut être évitée, il est recommandé de surveiller les concentrations résiduelles de sirolimus dans le sang total et l’état clinique du patient pendant leur administration concomitante avec le sirolimus et après leur arrêt. Des ajustements posologiques deu sirolimus peuvent être nécessaires (voir rubriques 4.2 et 4.5). Angiœdème L’administration concomitante de Rapamune et d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) a provoqué des réactions de type œdème angioneurotique. Des concentrations élevées de sirolimus, par exemple suite à une interaction avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4, (avec/sans IEC administrés de façon concomitante) pourraient également potentialiser la survenue d’un angiœdème (voir rubrique 4.5). Dans certains cas, l’angiœdème a régressé à l’arrêt ou après une réduction de la dose de Rapamune. Une augmentation du taux de rejet aigu confirmé par biopsie (RACB) chez des patients transplantés rénaux a été observée lors de l’utilisation concomitante de sirolimus et d’IEC (voir rubrique 5.1). Les patients recevant en même temps du sirolimus et des IEC doivent être étroitement surveillés. Vaccination Les immunosuppresseurs peuvent affecter la réponse vaccinale. Lors du traitement par les immunosuppresseurs, comprenant Rapamune, la vaccination peut être moins efficace. L’utilisation de vaccins vivants devra être évitée durant le traitement par Rapamune. Tumeur maligne Une augmentation de la sensibilité aux infections et le développement possible de lymphomes ou autres tumeurs malignes, en particulier cutanées, peuvent être dus à l’immunosuppression (voir rubrique 4.8). Comme pour tous les patients ayant un risque accru de cancer cutané, l’exposition au soleil et aux rayons ultraviolets (UV) doit être limitée par le port de vêtements protecteurs et l’utilisation d’un écran solaire à indice de protection élevé. Infections Un excès d’immunosuppression peut également accroître la sensibilité aux infections telles que les infections opportunistes (bactériennes, fongiques, virales, et à protozoaires), infections mortelles, ou les sepsis. Parmi ces infections chez des patients transplantés rénaux sont rapportées des néphropathies à BK virus et des leucoencéphalopathies multifocales progressives (LMP) liées au JC virus. Ces infections sont souvent secondaires à une dose totale importante d’immunosuppression et peuvent conduire à un état pathologique grave ou fatal que les médecins doivent considérer comme diagnostic différentiel possible chez des patients immunodéprimés présentant une détérioration de la fonction rénale ou une symptomatologie neurologique. Des cas de pneumonie à Pneumocystis carinii ont été rapportés chez des patients transplantés rénaux ne bénéficiant pas de prophylaxie antibiotique. Une prophylaxie antibiotique de la pneumonie à Pneumocystis carinii doit donc être administrée pendant les 12 premiers mois suivant la transplantation. La prophylaxie du cytomégalovirus (CMV) est recommandée pendant 3 mois après la transplantation rénale, particulièrement chez les patients présentant un risque élevé de pathologie à CMV. Insuffisance hépatique Chez les patients présentant une insuffisance hépatique, il est recommandé que les concentrations résiduelles de sirolimus dans le sang total soient étroitement surveillées. En cas d’insuffisance hépatique sévère, il est recommandé de diminuer de moitié la dose d’entretien en se basant sur la diminution de la clairance (voir rubriques 4.2 et 5.2). La demi-vie étant prolongée chez ces patients, le suivi des concentrations thérapeutiques après une dose de charge ou une modification de la posologie doit être effectué pendant une période prolongée jusqu’à ce que des concentrations stables soient atteintes (voir rubriques 4.2 et 5.2). Transplantés hépatiques et pulmonaires La sécurité et l’efficacité de Rapamune comme immunosuppresseur n’ont pas été établies chez les patients transplantés hépatiques ou pulmonaires, et par conséquent une telle utilisation n’est pas recommandée. Dans deux études cliniques chez des transplantés hépatiques de novo, l’utilisation du sirolimus plus ciclosporine ou tacrolimus a été associée à une augmentation des thromboses de l’artère hépatique, conduisant le plus souvent à la perte du greffon ou au décès. Une étude clinique randomisée menée chez des patients transplantés hépatiques, comparant un groupe dont le traitement à base d’inhibiteurs de la calcineurine est remplacé par un traitement à base de sirolimus versus un groupe où le traitement à base d’inhibiteurs de calcineurine est poursuivi, pendant 6 à 144 mois après la transplantation hépatique, n’est pas parvenue à démontrer une supériorité sur le débit de filtration glomérulaire (ajusté par rapport aux valeurs initiales) à 12 mois (respectivement – 4,45 ml/min et -3,07 ml/min). L’étude n’a pas non plus démontré la non-infériorité du groupe ayant été converti au sirolimus par rapport au groupe où les inhibiteurs de calcineurine ont été poursuivis vis-à�vis du taux de perte de greffe combinée, de l’absence de données de survie ou de décès. Le taux de décès dans le groupe ayant été converti au sirolimus était supérieur à celui du groupe où les inhibiteurs de calcineurine ont été poursuivis, bien que ces taux n’étaient pas significativement différents. Les taux de sorties prématurées de l’étude, de survenue d’événements indésirables de façon globale (en particulier d’infections), et de rejet aigu du greffon hépatique à 12 mois confirmé par biopsie ont été tous significativement supérieurs dans le groupe converti au sirolimus par rapport au groupe ayant poursuivi les inhibiteurs de calcineurine. Des cas de déhiscence des anastomoses bronchiques, le plus souvent fatals, ont été rapportés chez des patients transplantés pulmonaires de novo recevant un traitement immunosuppressif incluant le sirolimus. Effets systémiques Des défauts ou retard de cicatrisation de plaies ont été rapportés chez des patients recevant Rapamune, y compris lymphocèle chez des patients transplantés rénaux et déhiscence de plaie. Les patients avec un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 30 kg/m² peuvent présenter un risque accru de cicatrisation anormale de plaie selon des données issues de la littérature médicale. Des cas de collection liquidienne, comprenant des oedèmes périphériques, des lymphoedèmes, des épanchements pleuraux et des épanchements péricardiques (comprenant des épanchements hémodynamiquement significatifs chez les enfants et les adultes) ont également été rapportés chez des patients recevant Rapamune. L’utilisation de Rapamune a été associée à une élévation du cholestérol et des triglycérides sériques pouvant nécessiter un traitement. Chez les patients traités par Rapamune, un suivi de l’hyperlipidémie par des tests de laboratoire doit être réalisé et si une hyperlipidémie est détectée, des mesures telles que régime, exercice physique et administration d’hypolipémiants doivent être prises. Le rapport bénéfice/risque doit être considéré chez les patients présentant une hyperlipidémie établie avant toute initiation d’un traitement immunosuppresseur incluant Rapamune. De la même façon, le rapport bénéfice/risque d’un traitement continu par Rapamune doit être ré-évalué chez les patients présentant des hyperlipidémies réfractaires sévères. Ethanol Rapamune solution buvable contient jusqu’à 3,17 % de vol d’éthanol (alcool). Une dose de charge de 6 mg contient jusqu’à 150 mg d’alcool, ce qui équivaut à 3,80 ml de bière ou 1,58 ml de vin. Cette dose pourrait potentiellement être nocive pour les sujets alcooliques et doit être pris en compte chez les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les épileptiques. Les doses d’entretien de 4 mg ou moins contiennent des petites quantités d’éthanol (100 mg ou moins), probablement trop faibles pour être nocives.





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