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Lamictal Disp Comp 90x50mg

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Description

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi Eruption cutanée Des effets indésirables cutanés ont été signalés, ils sont généralement survenus dans les 8 premières semaines après l’instauration du traitement par la lamotrigine. Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des éruptions cutanées graves nécessitant une hospitalisation et un arrêt de la lamotrigine ont également été rapportées. Ces dernières ont inclus des éruptions pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (ou NET : nécrolyse épidermique toxique) et des réactions médicamenteuses avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ; également connues sous le nom de syndrome d’hypersensibilité (SH) (voir rubrique 4.8). Chez les adultes recrutés dans les essais utilisant les recommandations posologiques actuelles de la lamotrigine, l’incidence des éruptions cutanées graves est environ 1 pour 500 patients épileptiques. Environ la moitié de ces cas ont été rapportés comme étant des syndromes de Stevens-Johnson (1 pour 1000). Dans les essais cliniques chez les patients atteints de troubles bipolaires, l’incidence des éruptions cutanées graves est d’environ 1 pour 1000. Le risque d’éruptions cutanées graves est plus élevé chez l’enfant que chez l’adulte. Les données disponibles issues des essais cliniques suggèrent que l’incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation chez des enfants est de l’ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100. Chez les enfants, l’aspect initial d’une éruption cutanée peut faire penser à une infection, les médecins doivent envisager l’éventualité d’une réaction au traitement par la lamotrigine chez les enfants développant des symptômes d’éruptions cutanées et de fièvre durant les huit premières semaines de traitement. De plus, le risque global d’éruptions semble être fortement lié à : – des posologies initiales de lamotrigine élevées et dépassant le schéma d’augmentation posologique recommandé pour le traitement par la lamotrigine (voir rubrique 4.2) – l’utilisation concomitante de valproate (voir rubrique 4.2). La prudence est également de mise lors du traitement de patients ayant des antécédents d’allergie ou d’éruptions avec d’autres AE étant donné que la fréquence d’éruptions cutanées non sévères après un traitement par la lamotrigine a été environ trois fois plus élevée chez ces patients que chez ceux n’ayant pas de tels antécédents. Il a été observé que la présence de l’allèle HLA-B1502 chez les sujets d’origine asiatique (principalement les Chinois Han et les Thaïlandais) est associée au risque de développer un SSJ/NET lors d’un traitement par la lamotrigine. Si l’on sait que ces patients sont positifs pour l’allèle HLA�B1502, l’utilisation de la lamotrigine doit être envisagée avec précaution. Tous les patients (adultes et enfants) qui développent une éruption doivent être rapidement évalués et Lamictal doit être arrêté immédiatement à moins que l’éruption ne soit clairement pas liée à la lamotrigine. Il est recommandé de ne pas réintroduire Lamictal chez les patients l’ayant interrompu en raison d’une éruption associée à un traitement antérieur par la lamotrigine, à moins que le bénéfice potentiel ne dépasse clairement le risque. Un traitement par la lamotrigine ne sera jamais réinstauré chez le patient qui a développé un SSJ, NET ou DRESS suite à l’utilisation de lamotrigine. L’éruption cutanée a également été rapportée dans le cadre d’un syndrome DRESS, également connu sous le nom de syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse. Cette affection est associée à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, lymphadénopathie, œdème facial, anomalies hématologiques, hépatiques, rénales et méningite aseptique (voir rubrique 4.8). Le syndrome montre un large spectre de sévérité clinique et peut, dans de rares cas, mener à une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d’hypersensibilité (par exemple fièvre, lymphadénopathie) peuvent être observées alors qu’une éruption cutanée n’est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent, le patient doit être immédiatement examiné et Lamictal interrompu si une autre étiologie ne peut être établie. La méningite aseptique était réversible dans la plupart des cas à l’arrêt du traitement, mais elle a récidivé dans un certain nombre de cas après réexposition à la lamotrigine. La réexposition a entraîné la réapparition rapide des symptômes, fréquemment plus sévères. La lamotrigine ne doit pas être réadministrée chez les patients ayant arrêté le traitement en raison d’une méningite aseptique associée à un traitement préalable par la lamotrigine. Des réactions de photosensibilité associées à l’utilisation de lamotrigine ont également été signalées (voir rubrique 4.8). Dans plusieurs cas, la réaction s’est produite avec une dose élevée (400 mg ou plus), en cas d’augmentation de la dose ou d’une augmentation rapide du titrage. Si l’on soupçonne une photosensibilité associée à la lamotrigine chez un patient présentant des signes de photosensibilité (tels qu’un coup de soleil exagéré), il convient d’envisager l’arrêt du traitement. Si la poursuite du traitement par lamotrigine est jugée cliniquement justifiée, il convient de conseiller au patient d’éviter de s’exposer au soleil et à la lumière UV artificielle et de prendre des mesures de protection (par ex. utilisation de vêtements de protection et d’écrans solaires). Lympho-histiocytose hémophagocytaire (LHH) Des cas de LHH ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine (voir rubrique 4.8). La LHH est caractérisée par des signes et des symptômes tels que de la fièvre, une éruption cutanée, des symptômes neurologiques, une hépatosplénomégalie, une lymphadénopathie, une cytopénie, une élévation du taux sérique de ferritine, une hypertriglycéridémie ainsi que des anomalies de la fonction hépatique et de la coagulation. Les symptômes surviennent généralement dans les 4 semaines suivant le début du traitement. La LHH peut menacer le pronostic vital. Les patients doivent être informés des symptômes associés à la LHH et doivent consulter immédiatement un médecin s’ils présentent ces symptômes lors d’un traitement par lamotrigine. Les signes et symptômes apparaissant chez les patients doivent être immédiatement évalués et le diagnostic d’une LHH doit être envisagé. Le traitement par lamotrigine doit être immédiatement interrompu à moins qu’une étiologie différente puisse être établie. Aggravation clinique et risque suicidaire Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des AE dans plusieurs indications. Une méta-analyse d’essais randomisés, contrôlés par placebo, portant sur des AE a également montré une légère augmentation du risque d’idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n’excluent pas la possibilité d’une augmentation de ce risque pour la lamotrigine. Par conséquent, les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe d’idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes d’idées ou de comportements suicidaires. Les patients atteints de troubles bipolaires peuvent présenter une aggravation de leurs symptômes dépressifs et/ou l’émergence d’idées ou comportements suicidaires, qu’ils prennent ou non des médicaments pour les troubles bipolaires, y compris Lamictal. De ce fait, les patients sous Lamictal pour des troubles bipolaires doivent être étroitement surveillés afin de détecter toute aggravation clinique (incluant le développement de nouveaux symptômes) et tout signe d’idées ou de comportements suicidaires, particulièrement à l’instauration du traitement, ou lors de modifications posologiques. Certains patients, tels que ceux ayant des antécédents d’idées ou de comportements suicidaires, les jeunes adultes, et ceux exprimant un degré significatif d’idées suicidaires avant le début du traitement, peuvent être plus à risque de pensées suicidaires ou de tentatives de suicide, et doivent faire l’objet d’une surveillance attentive pendant le traitement. Il faut envisager un changement du schéma posologique, voire un éventuel arrêt du médicament, chez les patients présentant une aggravation clinique (incluant le développement de nouveaux symptômes) et/ou l’émergence d’idées/comportements suicidaires, particulièrement si ces symptômes sont sévères, surviennent brutalement ou ne faisaient pas partie des symptômes initiaux du patient. Effets des produits contenant des œstrogènes, y compris les contraceptifs hormonaux, sur l’efficacité de la lamotrigine L’utilisation de l’association éthinylestradiol / lévonorgestrel (30 µg / 150 µg) multiplie environ par 2 la clairance de la lamotrigine, entraînant une diminution des taux de lamotrigine (voir rubrique 4.5). Une diminution des taux de lamotrigine a été associée à une perte de contrôle des crises. Après titration, une augmentation de la posologie d’entretien de la lamotrigine (jusqu’à 2 fois la dose initiale) sera nécessaire dans la plupart des cas pour atteindre la réponse thérapeutique maximale. Lors de l’arrêt d’un contraceptif hormonal, la clairance de la lamotrigine peut être réduite de moitié. Des augmentations de taux de lamotrigine peuvent être associées à des effets indésirables dose-dépendants. Les patients doivent être suivis en conséquence. Chez les femmes ne prenant pas encore d’inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine et prenant un contraceptif hormonal qui inclut une semaine de traitement inactif (par exemple  » une semaine sans prise de pilule « ), des augmentations progressives et transitoires des taux de lamotrigine surviendront durant la semaine de traitement inactif (voir rubrique 4.2). Ce type de variations des taux de lamotrigine peut être associé à des effets indésirables. Dans ce cas, il faut envisager, en première intention, l’utilisation d’une contraception n’incluant pas une semaine sans prise de pilule (par exemple, contraceptif hormonal continu ou méthodes non hormonales). Les interactions entre la lamotrigine et d’autres contraceptifs oraux ou d’autres traitements contenant des œstrogènes (tels que les THS) n’ont pas été étudiées, bien qu’ils puissent affecter de la même façon les paramètres pharmacocinétiques de la lamotrigine. Effets de la lamotrigine sur l’efficacité des contraceptifs hormonaux Une étude d’interaction chez 16 volontaires sains a montré une faible augmentation de la clairance du lévonorgestrel et des changements des taux de FSH et LH sériques (voir rubrique 4.5) lorsque la lamotrigine était administrée de façon concomitante à un contraceptif hormonal (association éthinylestradiol/lévonorgestrel). L’impact de ces changements sur l’activité ovulatoire ovarienne est inconnu. Cependant, on ne peut exclure la possibilité que ces changements conduisent à une diminution de l’efficacité du contraceptif chez certaines patientes prenant des spécialités à base d’hormones avec un traitement par lamotrigine. Aussi, les patientes doivent être informées de la nécessité de rapporter rapidement tout changement de leur cycle menstruel, c’est-à-dire tous les saignements intercurrents. Dihydrofolate réductase La lamotrigine est un faible inhibiteur de la dihydrofolate réductase et pourrait donc interférer avec le métabolisme des folates lors d’un traitement à long terme (voir rubrique 4.6). Toutefois, dans le cadre d’une utilisation prolongée chez l’humain, la lamotrigine n’a pas induit de changements significatifs de la concentration en hémoglobine, du volume globulaire moyen, ou des concentrations en folate sérique ou des hématies à 1 an, ni de changements significatifs de la concentration en folate des hématies à 5 ans. Insuffisance rénale Chez les insuffisants rénaux au stade terminal, des études en administration unique n’ont pas révélé de modifications significatives des concentrations plasmatiques en lamotrigine. Cependant, une accumulation du métabolite glucuronoconjugué est à prévoir et des précautions d’emploi doivent donc être prises pour le traitement de ces patients. Patients prenant d’autres spécialités contenant de la lamotrigine Lamictal ne doit pas être administré aux patients déjà traités par toute autre préparation contenant de la lamotrigine sans consultation médicale. ECG typique du syndrome de Brugada et autres anomalies du rythme cardiaque et de la conduction Des anomalies arythmogènes du segment ST-T et un tracé d’ECG typique du syndrome de Brugada ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine. Des observations in vitro ont montré que la lamotrigine pourrait ralentir la conduction intraventriculaire (élargissement du complexe QRS) et induire une pro-arythmie à des concentrations thérapeutiquement pertinentes chez les patients atteints d’une maladie cardiaque. La lamotrigine se comporte comme un agent antiarythmique de classe IB faible, associé à des risques potentiels d’événements cardiaques graves ou fatals. La prise concomitante d’autres inhibiteurs des canaux sodiques peut augmenter davantage les risques (voir rubrique 5.3). À des doses thérapeutiques jusqu’à 400 mg/jour, la lamotrigine n’a pas ralenti la conduction intraventriculaire (élargissement du complexe QRS) ni provoqué d’allongement de l’intervalle QT chez des sujets sains lors d’une étude approfondie de l’intervalle QT. L’utilisation de lamotrigine doit être envisagée avec prudence chez les patients atteints d’une maladie cardiaque structurelle ou fonctionnelle cliniquement importante telle que le syndrome de Brugada ou d’autres canalopathies cardiaques, une insuffisance cardiaque, une maladie cardiaque ischémique, un bloc cardiaque ou des arythmies ventriculaires. Si la lamotrigine est justifiée d’un point de vue clinique chez ces patients, la consultation d’un cardiologue avant son instauration doit être envisagée. Excipients Lamictal comprimés à croquer/dispersibles contiennent moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’ils sont essentiellement ‘sans sodium’. Développement chez les enfants Il n’existe aucune donnée sur l’effet de la lamotrigine sur la croissance, la maturation sexuelle et les développements cognitifs, émotionnels et comportementaux des enfants. Précautions relatives à l’épilepsie Comme avec d’autres AE, l’arrêt brutal de Lamictal peut provoquer des crises par un effet rebond. La posologie de Lamictal doit être progressivement réduite sur une période de deux semaines, sauf s’il s’agit de problèmes de tolérance (par exemple, éruption cutanée) nécessitant un arrêt brutal du traitement. D’après des données issues de la littérature, des crises convulsives sévères incluant l’état de mal épileptique peuvent conduire à une rhabdomyolyse, une défaillance multiviscérale et une coagulation intravasculaire disséminée pouvant parfois conduire au décès. Des cas similaires sont survenus en association avec l’utilisation de lamotrigine. Une aggravation cliniquement significative de la fréquence des crises peut être observée au lieu d’une amélioration de celle-ci. Chez les patients présentant plusieurs types de crise, le bénéfice observé sur le contrôle d’un type de crise doit être pondéré face à une aggravation d’un autre type de crise. Les crises myocloniques peuvent être aggravées par la lamotrigine. Les données suggèrent que les réponses au traitement lors d’une association à des inducteurs enzymatiques sont moindres comparées à une association à des médicaments antiépileptiques non inducteurs enzymatiques. La cause en est mal connue. Chez les enfants prenant de la lamotrigine pour le traitement d’absences typiques, l’efficacité peut ne pas se maintenir chez tous les patients. Précautions relatives aux troubles bipolaires Enfants et adolescents de moins de 18 ans Le traitement par antidépresseurs est associé à une augmentation du risque d’idées et de comportements suicidaires chez les enfants et les adolescents atteints de troubles dépressifs majeurs et d’autres troubles psychiatriques.

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