Description
- Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre Diphantoïne.
- Ce médicament peut précipiter certaines formes d’épilepsie (crises d’absences ou myocloniques) ou les aggraver.
- Comme cela peut se produire avec d’autres antiépileptiques, certains patients sous phénytoïne peuvent souffrir d’une accélération de la fréquence des crises, ou voir apparaître de nouveaux types de crises. Demandez conseil à votre médecin.
- Faites attention si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins, d’urémie (taux élevé d’urée dans le sang) et d’hypoalbuminémie (faible taux d’albumine dans le sang), ou si vous êtes âgé(e). Vous devrez probablement prendre une dose plus faible. Demandez conseil à votre médecin.
- Faites attention si vous souffrez d’une hépatite virale aiguë. Dans de nombreux cas, un dosage plus faible que la normale peut permettre un traitement par phénytoïne.
- Il peut se révéler utile de pratiquer un examen périodique pour détecter une éventuelle lymphadénopathie (maladie touchant les ganglions lymphatiques) afin de détecter des aberrations précoces du système immunitaire. Demandez conseil à votre médecin.
- D’autres médicaments peuvent avoir des incidences sur la phénytoïne. La phénytoïne peut, elle aussi, avoir des incidences sur d’autres médicaments. (Consultez également la rubrique » Autres médicaments et Diphantoïne « .) Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
- Si vous n’observez pas scrupuleusement le traitement ou que vous l’arrêtez soudainement, cela peut provoquer une forme très grave d’épilepsie (crise tonico�clonique généralisée).
- Continuez à prendre le traitement avec le même médicament pendant toute la période de traitement requise. La modification de la marque d’un agent antiépileptique doit se faire sous la supervision d’un médecin.
- L’hygiène dentaire est cruciale car il peut arriver que les gencives gonflent. Vous pouvez éviter cela en ayant une bonne hygiène buccale et en vous brossant les dents soigneusement après chaque repas. Contrôlez régulièrement l’apparence de vos gencives.
- Diphantoïne peut accélérer la dégradation de la vitamine D et réduire l’absorption de l’acide folique, ce qui entraîne une ostéomalacie (ramollissement des os) et une anémie mégaloblastique (anémie due à la production de globules rouges anormaux) ou d’autres troubles corollaires lors d’un traitement à long terme. Il est indiqué d’utiliser des suppléments en vitamine D et en acide folique.
- Il existe un risque d’effet délétère pour l’enfant à naître si Diphantoïne est utilisé pendant la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement par Diphantoïne (voir rubrique ‘Grossesse et allaitement’).
- Ce médicament peut avoir des répercussions négatives sur l’activité de certains contraceptifs (la » pilule « ). Demandez conseil à votre médecin.
- Quelques patients, traités à l’aide d’antiépileptiques tels que la phénytoïne et le phénobarbital, ont eu des pulsions d’automutilation ou de suicide. Si vous ressentez de telles pulsions, à un quelconque moment, contactez immédiatement votre médecin.
- Si des rougeurs (rash) apparaissent, vous devez arrêter le traitement. Si le rash s’accompagne de cloques, de squames ou s’il vire au violet, ou si l’on soupçonne la présence d’un lupus érythémateux (une maladie du système immunitaire), un autre traitement doit être envisagé. Si le rash est plus atténué, il est possible de continuer le traitement une fois que le rash a totalement disparu, sauf si celui-ci revient à la reprise du traitement.
- Des réactions cutanées potentiellement mortelles (syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique), ont été signalées lors de l’usage de la phénytoïne ; la première fois, elles apparaissent sous la forme de points rougeâtres ressemblant à des cibles, ou de plaques circulaires souvent dotées de cloques, au centre, sur le tronc. Parmi les autres signes à déceler, on trouve : ulcères de la bouche, de la gorge, du nez et des parties génitales, ainsi que conjonctivite (yeux rouges et enflés). Ces réactions cutanées potentiellement mortelles s’accompagnent souvent de symptômes analogues à ceux de la grippe. Le rash peut progresser jusqu’à l’apparition de cloques et d’une desquamation sur une surface étendue. C’est au cours des premières semaines de traitement que le patient est exposé au risque le plus élevé de voir apparaître des réactions cutanées graves. Si un syndrome de Stevens-Johnson ou une nécrolyse épidermique toxique est apparu(e) quand vous étiez sous phénytoïne, vous ne devriez plus jamais reprendre de phénytoïne. Si vous voyez apparaître un rash ou ce type de symptômes, arrêtez de prendre ce médicament, consultez un médecin de toute urgence et dites-lui que vous prenez ce médicament.
- Des effets secondaires cutanés graves peuvent apparaître, de façon rare, lors d’un traitement par Diphantoïne. Ce risque peut être associé à une variation génétique que l’on retrouve chez des sujets d’origine thaïlandaise ou chinoise. Si c’est votre cas et qu’on vous a diagnostiqué comme étant porteur de cette variation génétique (HLA�B*1502), parlez-en à votre médecin avant de prendre Diphantoïne.
- Si vous êtes d’origine taïwanaise, japonaise, malaise ou thaïlandaise et que les tests ont révélé que vous êtes porteur du variant génétique CYP2C9*3.
- Le passage de la phénytoïne sodique (Diphantoïne) à la phénytoïne peut entraîner des effets secondaires. Il est recommandé de contrôler régulièrement les concentrations plasmatiques. Consultez votre médecin.
- Contrôle des paramètres sanguins : Votre médecin doit contrôler régulièrement votre numération sanguine, avant et pendant le traitement. Au début du traitement, votre fonction hépatique doit être contrôlée régulièrement. Il est important de mesurer les concentrations en phénytoïne dans votre sang car la dose devra être réduite si vous souffrez d’une maladie du foie ou des reins, d’urémie (empoisonnement du sang dû à des reins défaillants) et d’hypoalbuminémie (faible concentration en protéines). La phénytoïne peut fausser certaines analyses de laboratoire. Le médecin qui réalise les analyses de laboratoire doit donc être informé des médicaments que vous prenez actuellement.





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